Points clés
- La Haute Cour du Kenya a suspendu cette obligation le 24 août 2026 : l'assurance santé voyage n'est donc pas exigée actuellement pour entrer au Kenya ni pour demander l'ETA kenyane.
- L'avis officiel n° 11492 a été signé le 30 juillet 2026 et imposerait à tous les visiteurs étrangers séjournant moins de 12 mois une couverture d'au moins 50 000 USD.
- L'avis fixe des niveaux de garantie minimaux dans cinq catégories, et un contrat doit atteindre chacun d'entre eux, pas seulement le total.
- La cour n'a pas rendu de décision définitive : l'obligation pourrait donc encore entrer en vigueur plus tard.
L’obligation a été publiée au journal officiel en juillet 2026, puis suspendue par la Haute Cour en août, et elle n’est pas appliquée tant que l’affaire est en cours
Mise à jour du 24 septembre 2026 : cette obligation n’est pas en vigueur actuellement. Le 24 août 2026, le juge Francis Rayola Olel, de la Haute Cour du Kenya, a rendu des ordonnances provisoires suspendant sa mise en œuvre et son application le temps qu’un recours constitutionnel soit examiné. Vous n’avez pas besoin d’une assurance santé voyage pour entrer au Kenya ni pour demander l’ETA pour le Kenya actuellement. La cour n’a pas annulé l’avis officiel : la suspension est une mesure provisoire et aucune décision définitive n’a été rendue, de sorte que l’obligation pourrait encore entrer en vigueur plus tard. La suite de cet article décrit ce qu’exigerait l’avis officiel n° 11492 si tel était le cas. Vérifiez à nouveau la situation avant de partir.
Le Kenya a publié au journal officiel une obligation d’assurance santé voyage pour tous les visiteurs étrangers séjournant dans le pays moins de 12 mois, avec une couverture cumulée minimale de 50 000 $. Le secrétaire de cabinet à la Santé, Aden Duale, a signé l’avis officiel n° 11492 le 30 juillet 2026, fixant formellement les niveaux de garantie que les contrats d’assurance doivent offrir, selon une publication sur les réseaux sociaux du ministère kenyan de la Santé.
Le fondement juridique se trouve à la section 26 du Social Health Insurance Act, 2023, qui habilite le secrétaire de cabinet à la Santé à définir les conditions de l’assurance santé voyage obligatoire pour toute personne non kenyane entrant dans le pays pour un séjour de moins de 12 mois. Les Social Health Insurance Regulations, 2024, précisent en outre que toute personne entrant au Kenya doit disposer de cette couverture et peut la souscrire au point d’entrée si nécessaire. Le gouvernement travaille depuis des mois sur le cadre administratif : les ministères kenyans de la Santé et de l’Immigration menaient déjà des discussions sur les procédures de vérification en mai 2025. L’avis officiel traduit ces dispositions législatives en chiffres concrets, en fixant des niveaux de garantie minimaux dans cinq catégories :
| Catégorie de prestation | Couverture minimale |
|---|---|
| Frais médicaux | 20 000 $ |
| Transport médical d’urgence | 25 000 $ |
| Rapatriement de corps | 5 000 $ |
| Soins de santé mentale | 1 000 $ |
| Médicaments sur ordonnance | 300 $ |
Il s’agit de montants plancher, pas de primes. Les assureurs peuvent proposer des plafonds plus élevés ou des garanties supplémentaires. Le montant de 50 000 $ correspond au niveau minimal de couverture que le contrat doit offrir, et non au prix que les voyageurs paieront. Le coût des primes n’a pas encore été annoncé.
Une mise au point publiée par le ministère kenyan de la Santé le 7 août 2026 a répondu à plusieurs questions apparues après la publication de l’avis officiel. Le point essentiel : les voyageurs qui détiennent déjà un contrat souscrit dans leur pays n’auront pas à en acheter un autre auprès d’un assureur kenyan, dès lors que le leur satisfait chacun des minimums fixés par l’avis. L’approche kenyane se distingue ainsi de celle de Zanzibar, qui oblige les visiteurs à souscrire une assurance auprès d’un assureur tanzanien local, quelle que soit leur couverture existante. En revanche, détenir un contrat affichant un plafond supérieur à 50 000 $ ne suffit pas automatiquement : la couverture doit atteindre ou dépasser le seuil de chaque catégorie de garantie prise séparément, et pas seulement le total cumulé.
Ai-je besoin d’une assurance voyage pour me rendre au Kenya ?
Pas actuellement. La Haute Cour a suspendu cette obligation le 24 août 2026, et elle n’est pas appliquée tant que l’affaire est en cours. Si elle était entrée en vigueur, tout visiteur non kenyan entrant dans le pays pour un séjour de moins de 12 mois aurait dû détenir une assurance santé voyage avec une couverture cumulée minimale de 50 000 $, comme le prescrit l’avis officiel n° 11492, quelles que soient la nationalité, le type de visa ou le motif du voyage. Une assurance voyage reste une précaution utile pour le Kenya, comme pour toute autre destination : ce n’est simplement pas une condition d’entrée aujourd’hui.
Selon l’avis officiel, les demandeurs d’ETA pour le Kenya auraient dû téléverser un justificatif de couverture avec leur demande avant le départ, le Department of Immigration Services kenyan en assurant la vérification dans le système d’ETA et aux postes-frontières physiques. Cette étape n’a jamais été mise en service : le portail d’ETA n’a pas ajouté l’assurance à la liste des documents à téléverser avant la suspension, et le formulaire demande toujours uniquement un passeport, une photo, des coordonnées, un itinéraire et un justificatif d’hébergement.
Que doit couvrir l’assurance voyage exigée par le Kenya ?
Le contrat doit satisfaire les cinq catégories de garanties individuellement, et pas seulement atteindre le total de 50 000 $. Un contrat offrant 50 000 $ de couverture médicale générale mais rien pour le transport médical d’urgence ne serait pas accepté. Les voyageurs disposant d’une assurance voyage annuelle, d’une couverture liée à une carte bancaire ou d’autres contrats internationaux devraient comparer leurs documents à chacun des cinq seuils avant de faire leur demande d’ETA. Le ministère a souligné que détenir une assurance ne dispense pas de vérifier qu’elle correspond bien à la structure exigée par le Kenya.
Que se passe-t-il en cas d’arrivée sans assurance conforme ?
Cette section décrit l’avis officiel tel qu’il a été publié : rien de tout cela n’est appliqué tant que la suspension est en vigueur. Les voyageurs qui arriveraient au Kenya sans la couverture exigée ne seraient pas nécessairement refoulés à la porte d’embarquement. Le ministère de la Santé a indiqué qu’un contrat conforme pourrait être souscrit sur place, à la frontière, auprès d’un assureur agréé au Kenya et autorisé à commercialiser ce produit spécifique, et que les autorités d’immigration le vérifieraient avant d’autoriser l’entrée. Cette solution de repli est prévue par la section 70(3) des Social Health Insurance Regulations, 2024. Le ministère considérait l’achat à la frontière comme un dernier recours, au motif que le justificatif d’assurance serait exigé dans le cadre de la demande d’ETA, avant le départ. Tout cela ne s’appliquerait que si l’avis officiel entre en vigueur, ce que la cour n’a pas tranché.
Cette obligation s’applique-t-elle aux voyageurs exemptés d’ETA ?
L’obligation d’assurance a une portée plus large que l’ETA. Le Social Health Insurance Act vise toutes les personnes non kenyanes entrant au Kenya pour un séjour de moins de 12 mois, alors que plusieurs catégories de voyageurs et les ressortissants de certains pays sont exemptés de l’ETA. Le portail officiel de l’ETA kenyane, etakenya.go.ke, énumère ces exemptions. La mise au point du 7 août indiquait que les autorités d’immigration contrôleraient l’assurance aux points d’entrée pour toutes les arrivées, mais elle n’a jamais précisé quelle procédure les voyageurs exemptés d’ETA devraient suivre pour transmettre leur justificatif de couverture avant leur voyage. Ce point n’était toujours pas tranché lorsque la cour a suspendu l’obligation : les voyageurs exemptés d’ETA n’ont donc rien à transmettre aujourd’hui non plus.




